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Après la mission « Posidonies 2025 », nouvelle mission de la fondation Race for water


La Fondation Race for Water, pionnière de l’exploration océanique à bord de navires révolutionnaires, poursuit son Odyssée Océan & Climat, une expédition mondiale ambitieuse s’étendant jusqu’en 2030. Cette aventure, dédiée à la compréhension des liens entre océan, climat et biodiversité, marque une nouvelle étape importante avec le lancement du projet Posidonia Connect. Du 5 au 28 mai 2026, le catamaran zéro émission MODX 70 appareillera de Marseille pour une première mission internationale en Italie, visant à renforcer la protection des herbiers à Posidonia oceanica.

 L’Odyssée Océan & Climat : Une expédition pour transformer les connaissances en actions 
Depuis 2025, Race for Water déploie ses missions à bord du MODX 70, un catamaran pionnier combinant énergie solaire, hydrogénération et ailes véliques rétractables automatisées, garantissant une navigation zéro émission et silencieuse. Au-delà de la décarbonation du transport maritime, l’Odyssée Océan & Climat a pour mandat d’enquêter sur le terrain auprès d’experts scientifiques pour mieux comprendre le rôle essentiel de l’océan dans la régulation du climat et la préservation du vivant, d’alerter les décideurs et de promouvoir des solutions durables. Posidonia Connect s’inscrit pleinement dans cette vision : il ne s’agit pas seulement de constater le déclin des écosystèmes, mais de co-construire des outils de gestion robustes pour mieux les préserver.

 Une expertise française au service de la Méditerranée : Le rôle du GIS Posidonie 
Ce projet est né d’une collaboration fructueuse entre la Fondation Race for Water et le GIS Posidonie. Créé en 1982 à l’initiative du ministère de l’Environnement français et du Parc national de Port-Cros, Le GIS Posidonie est un Groupement d’Intérêt Scientifique spécialisé sur le milieu marin côtier méditerranéen et en particulier les herbiers de Posidonie. Dans le cadre du projet Marha (Marine Habitats) soutenu par le programme européen LIFE, le GIS Posidonie a déployé un indicateur écosystémique, l’EBQI (Ecosystem-based Quality Index), méthode développée par l’Institut Méditerranéen d’Océanologie, basé à Marseille, sur l’ensemble du littoral méditerranéen français et sur plusieurs écosystèmes emblématiques comme l’herbier de posidonie. Contrairement aux suivis classiques qui se concentrent uniquement sur la structure ou la santé de la plante, l’EBQI évalue l’écosystème dans sa globalité : vitalité de la plante, mais aussi communautés d’invertébrés, de poissons, d’oiseaux marins et leurs interactions écologiques.  Cette approche holistique est essentielle pour obtenir une image fidèle de la santé des milieux marins et guider les politiques de conservation et de gestion de l’environnement au niveau local (aire marine protégée, collectivité), national ou international (directives européennes, convention de Barcelone). 

Pourquoi l’Italie ? Tester la robustesse des protocoles
 L’Italie, abritant près de 20 % des herbiers méditerranéens, constitue le terrain d’essai idéal pour valider la transférabilité de l’EBQI. Les conditions environnementales y sont distinctes du littoral français : eaux plus oligotrophes (pauvres en nutriments) et températures moyennes de surface plus élevées. Ces facteurs façonnent des communautés biologiques spécifiques. En déployant l’EBQI en Sardaigne et dans le Golfe de Naples, la mission vise à adapter cet outil à la diversité des conditions biogéographiques de la Méditerranée, créant ainsi un standard commun pour évaluer le « bon état écologique » exigé par la Directive Cadre Stratégie pour le Milieu Marin (DCSMM) ou encore la Convention de Barcelone. Un partenariat d’excellence L’expédition réunit des experts du GIS Posidonie, de l’Université de Sassari (Sardaigne) et de la Stazione Zoologica Anton Dohrn (Naples). Ensemble, ils analyseront une douzaine de sites, avec une première phase d’étude en Sardaigne sur les sites préservés des aires marines protégées (AMP) d’Asinara, Capo Testa et Tavolara. Puis, la mission se poursuivra ensuite vers le Golfe de Naples, pour l’étude de l’AMP Regno di Nettuno d’Ischia (zone protégée et laboratoire naturel des effets de l’acidification liée à des rejets volcaniques de CO2), l’AMP di Punta Campanella vers Sorrente (pression touristique) et Bacoli (site dégradé). 

Mobilisation citoyenne et scientifique à travers les escales 
Au-delà de la recherche, le projet Posidonia Connect est un vecteur de sensibilisation majeur. Des visites scolaires sont prévues à Ischia, Porto Torres, puis lors des escales à Marseille (5-6 mai), Naples (22 mai) et Toulon (27-28 mai), où des conférences publiques seront également organisées pour mobiliser les citoyens et les décideurs locaux sur les enjeux océaniques.De plus, lors des journées de plongées scientifiques, des sessions « Posidonia Talks » offriront un espace d’échanges directs entre les scientifiques, les gestionnaires d’aires marines protégées, le secteur privé et les médias pour débattre des solutions concrètes et innovantes pour préserver la Posidonie. Une ambition à long terme : couvrir l’ensemble du bassin Cette première mission en Italie n’est que le début d’un projet plus vaste. Notre ambition est de couvrir, dans les années à venir, plusieurs zones stratégiques du bassin méditerranéen, tels que la mer des Baléares, la mer d’Alboran, la mer Adriatique, la mer Ionienne, la mer Égée et le bassin levantin.