JEM se préoccupe de l’avenir de la presse
| Éducation aux Médias et à l’Information : À Strasbourg, les Assises européennes du journalisme font classe ! |
Du 4 au 6 novembre 2026, les Assises européennes du journalisme s’installent à Strasbourg pour leur troisième édition. Et parce que l’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI) est dans l’ADN des Assises, une programmation entièrement dédiée aux scolaires sera proposée, de la primaire au lycée. |
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L’EMI au coeur des Assises. Pendant trois jours, les élèves pourront découvrir les coulisses du journalisme, rencontrer celles et ceux qui fabriquent l’information au quotidien, poser leurs questions et expérimenter différents formats grâce à une programmation conçue spécifiquement pour les publics scolaires. Au programme : ateliers, rencontres, masterclasses et échanges autour de l’information, du journalisme, des réseaux sociaux, de la vérification des faits et de l’esprit critique. Pour cette première édition strasbourgeoise, les élèves auront notamment rendez-vous avec de grands acteurs de l’EMI en France et avec plusieurs médias et structures engagés dans la transmission et la compréhension de l’information : La Maison des Journalistes, Lumni, Brut, Lumières sur l’info, Cartooning for Peace, les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), EU Radio, ainsi que d’autres acteurs locaux. Ou se passera l’évènement ? 📍Hôtel de Ville 📍Münsterhof 📍Cinéma Cosmos (Les Assises seront au Parlement européen le 4 novembre) Vous souhaitez participer avec vos élèves ? L’évènement est gratuit et ouvert à tous (que vous soyez de l’académie de Strasbourg ou d’ailleurs) Vous êtes professeur dans l’académie de Strasbourg ? Pour inscrire votre classe à la programmation EMI, merci de vous rapprocher du CLEMI : guillaume.herengt@ac-strasbourg.fr Vous êtes une association ou un particulier ou vous dépendez d’une autre académie ? Vous pouvez nous contacter directement à l’adresse suivante : m.jansen@journalisme.com Rendez-vous à Strasbourg du 4 au 6 novembre 2026 ! |
débat « menaces sur la presse : faut-il s’inquiéter ? »
Dominique Antoni, président du Club de la Presse rappellera que le métier de journaliste répond à des règles précises définies par la charte de Munich, qu’aujourd’hui informationset opinions méritent d’être distinguées. La concentration économique des medias et la puissance du groupe Bolloré menacent-ils la démocratie ?
Henri Frasque présentera le dernier rapport de l’ofalp « Les atteintes à la liberté de presse en France en 2024 »,reviendra sur ces batailles juridiques qui oppressent lesjournalistes, renversent les droits, transforment la liberté d’investigation en « inquisition ».Enfin des journalistes locaux raconteront comment se dessinent les fake news et les ingérences au moment de nos grands choix démocratiques, des municipales aux futures présidentielles.
Sylvie Lemaitre ex-juriste, spécialiste de la corruption, auteur du livre Réduire au silence.
Comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG (Rue de l’échiquier, fin 2025) vient en faisant la promotion de son ouvrage de rencontrer une multitude d’associations « Voir naître, un jour prochain, une marche pour la liberté de la presse et la liberté d’association, où se retrouveraient journalistes, militant·es, juristes, élus et citoyen·nes pour défendre ces piliers essentiels de la démocratie. » C’est son souhait optimiste. Je l’avais rencontré à Cluny dans le cadre d’une réflexion sur l’écologie. Les choses avaient certes bien changé depuis la dernière procédure bâillon (on tue, on réduit au silence avec une amende disproportionnée) tentée à l’encontre du journal Basta et de moi par ricochet , sur le vol des terres en Afrique par Bolloré. Elle est également intervenue pour l’AJE r https://youtu.be/jen-UJSGUvI ,et pour le mouvement européen ;Sophie Lemaître analyse le phénomène du « lawfare » ou « guerre par le droit », qui vise à faire taire les voix dissidentes des activistes ou des journalistes ».car le droit peut effectivement devenir un instrument pour empêcher celles et ceux qui publient des informations d’intérêt général de s’exprimer. N’oublions pas que les grosses structures, les multinationales, les Bolloré et Cie ont leurs avocats et doivent s’en servir !« Il y a des raisons de s’inquiéter. En France, nous sommes à deux doigts de basculer. Nous avons déjà des lois qui peuvent être utilisées pour museler journalistes et associations. On assiste à des attaques à l’encontre des magistrats qui ont à juger des affaires de délinquance économique et financière touchant des personnalités politiques de premier plan (le débat sur la condamnation de Nicolas Sarkozy en est un exemple) » rappelle-t-elle.


