LE CLUB DES AMIS

Chers soutiens,Du bleu à l’horizon. Enfin…Du bleu à perte de vue sur la carte des États-Unis avec la reprise en mains des électeurs américains après deux années d’agonie démocratique, de violences policières effrayantes et de conflits insensés aux conséquences planétaires dramatiques.Du bleu dans le cœur avec tous les messages enthousiastes que vous nous avez envoyés suite à l’annonce de notre victoire historique contre les navires industriels de plus de 25 mètres, qui prendra effet début 2027.Du bleu dans les yeux avec les votes tournés vers l’océan de l’agenda européen dans les prochaines semaines. Le bleu est la nouvelle couleur de l’espoir. C’est la couleur de la remontada océaniqueque nous entendons faire, à notre tour, puisque l’océan est notre ligne de vie, et que nous n’avons pas d’autre choix que de sauver le poumon planétaire. La démesure dans le viseurAlliés aux pêcheurs français, nous avons réussi à gagner contre l’emprise des lobbies industriels sur notre vie publique. C’est une victoire du nombre et de l’intérêt général, une victoire des 99% contre les 1% d’oligarques qui ont pris le contrôle des océans, des ports de pêche, des organismes de représentation des pêcheurs et des institutions politiques.Depuis des décennies, nous assistons, comme vous, à la dégradation de l’environnement, à l’effondrement de la stabilité climatique, à la disparition des espèces sauvages, à l’hémorragie sociale dans le secteur de la pêche… Nous voyons bien que le problème le plus pressant est celui de l’échelle du désastre : le déploiement de navires trop nombreux, trop grands, trop puissants, armés d’engins destructeurs, ayant accès aux océans du monde entier. Les scientifiques, les pêcheurs, les ONG : tout le monde s’accorde à dénoncer le principe de la démesure.  L’idée qu’il faut limiter la taille des navires était déjà inscrite au cœur de notre publication majeure de 2024, « Rethinking sustainability of marine fisheries for a fast-changing planet », qui redéfinissait enfin scientifiquement ce qu’était la « durabilité » des pêches. Cette publication était d’une importance capitale car elle fermait la possibilité, pour les acteurs de mauvaise foi comme le label MSC, de continuer à se réclamer de la « pêche durable » et fixait un cap collectif pour les gestionnaires publics et la grande distribution. Notre travail collectif identifiait les onze « règles d’or » à appliquer pour pouvoir atteindre la durabilité dans la pêche. Parmi elles, une action en particulier : limiter la taille des navires et des engins. Le principe était inscrit, mais la taille précise à partir de laquelle un navire devient problématique n’était pas définie. Pour cause : identifier le moment où « grand » devient « trop grand » était une quête scientifique à part entière. Cette quête, nous l’avons menée.À la recherche du seuil de toléranceImmédiatement à la suite de notre publication scientifique en 2024, avec notre groupement de recherche et d’autres chercheurs tels que l’économiste Rashid Sumaila et l’expert mondial de l’océan Daniel Pauly, nous nous sommes posé la question suivante : comment identifier le seuil à partir duquel un navire de pêche produit plus de dégâts que de richesses ? À partir de quel seuil, l’impact des pêches – puisque toute activité humaine a un impact – devient-il intolérable ? Notre équipe interne, en particulier Natasha Mallet et Léna Fréjaville, ont trituré les indicateurs que nous mobilisons dans nos travaux sur la transition des pêches, notamment dans les deux grands rapports scientifiques que nous avons co-produits avec notre groupement de recherche « pêche d’avenir » : Changer de Cap et S’Affranchir du chalut. 
→ Ces travaux montrent qu’une transition sociale et écologique est non seulement possible et souhaitable, bien que royalement dédaignée par les gouvernements successifs depuis 10 ans, mais qu’elle est indispensable pour éviter l’anéantissement économique du secteur de la pêche.C’est en croisant de façon très rigoureuse et pendant de longs mois divers paramètres avec le registre des flottes de l’Union européenne que le seuil est apparu. Et ce seuil, le chiffre magique pour en finir avec les ravages des méga-industriels est de 33 mètres. 
Du 19 au 21 octobre 2026, la CIMDC coorganisée avec l’AMUGA et CODATU a réuni à Abidjan plus de 1.400 participants de 43 pays, dont 29 pays africains. Trois jours d’échanges entre chercheurs, institutions, collectivités, entreprises et acteurs de la société civile pour faire avancer la mobilité durable en Afrique. Retour sur les temps forts de cette édition !
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­Un programme riche : plus de 35 ateliers, tables rondes et sessions thématiques.Les deux journées de la conférence ont été rythmées par une riche programmation autour des thématiques telles que ‘urbanisme, la gouvernance et les innovations technologiques et sociales au service de la mobilité et du climat.
L’axe 3 « Mobilité durable et climat », porté par Climate Chance, a abordé les liens entre les politiques de transport, l’adaptation au changement climatique et la transition écologique des villes africaines. Plusieurs enjeux complémentaires pour penser des systèmes de mobilité à la fois moins émetteurs, plus résilients et mieux adaptés aux réalités des territoires africains.
Ces défis ont été abordés lors d’ateliers sur la conception d’infrastructures résilientes, la décarbonation de la logistique, l’adaptation des formes urbaines face au réchauffement climatique, les énergies renouvelables et le développement du transport lagunaire. Les discussions ont également porté sur la justice sociale, l’inclusion des femmes, les opportunités d’emploi liées à la transition écologique et la préservation de la biodiversité,notamment à travers la planification spatiale et la protection des corridors écologiques et des territoires de vie de la faune.
👉 Revoir le programme de la conférence
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­Des temps forts institutionnels­De gauche à droite : Amadou Koné (ministre des Transports et des Affaires maritimes de la République de la Côte d’Ivoire),  Jean-Marc Yacé (maire de la commune de Cocody) ; Son Excellence Robert Beugré Mambé (Premier ministre de la République de Côte d’Ivoire), Célestin Serey Doh (ministre délégué auprès du Ministère des transports chargé des Affaires Maritimes de Côte d’Ivoire)La cérémonie officielle d’ouverture s’est tenue le mardi 20 octobre au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, en présence de nombreuses personnalités politiques et institutionnelles. Elle a notamment été marquée par les interventions d’Amadou Koné, ministre des Transports et des Affaires maritimes de la République de Côte d’Ivoire, de Son Excellence Robert Beugré Mambé, Premier ministre de la République de la Côte d’Ivoire et parrain de la CIMDC 2026, de Ronan Dantec, président de Climate Chance, et de François Durovray, président de CODATU.Le Premier ministre a invité les opérateurs privés porteurs de solutions innovantes en matière de mobilité urbaine à se rapprocher des pouvoirs publics afin de proposer des projets adaptés aux besoins du pays et de développer des partenariats avec les institutions nationales.De son côté, le ministre Amadou Koné a rappelé le rôle de la mobilité dans le développement économique, l’inclusion sociale et la compétitivité des territoires. Il a notamment annoncé la relance du transport lagunaire à Abidjan, avec la construction de 13 gares lagunaires et l’acquisition de 25 bateaux-bus.La cérémonie a été suivie d’un moment de détente avec l’intervention de l’humoriste Joël, dont la bonne humeur et optimiste contagieux ont donné le ton de la matinée. 
Une réception organisée à l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire, en présence de l’ambassadeur Jean-Christophe Belliard, du ministre des Transports et des Affaires maritimes de Côte d’Ivoire Amadou Koné, de François Durovray et de Ronan Dantec, a ensuite permis de prolonger les échanges dans un cadre plus informel et de renforcer les liens entre partenaires institutionnels.
Après une nouvelle journée d’ateliers et d’échanges, la cérémonie officielle de clôture, le mercredi 21 octobre, a été marquée par le discours de Romain Kouakou, directeur général de l’AMUGA. Revenant sur les principaux enseignements de la conférence, il a notamment insisté sur la nécessité de mieux articuler logements, emplois et services, de renforcer l’intégration des transports collectifs et des mobilités actives, et de concevoir des infrastructures capables de résister aux aléas climatiques. Il a également souligné le potentiel de l’électromobilité, de la digitalisation du transport artisanal et des solutions développées à partir des réalités locales.
IDDRI
WEBINAIRECOP 17 biodiversité : quelle dynamique politique après deux semaines de dialogues et négociations ?photo du lac Sevan_et logo COP17
Mardi 3 novembre 2026
16h-17h CET S’INSCRIRE Un webinaire en anglais, sur Zoom (avec des sous-titres instantanés disponibles de façon individuelle pour l’audience)
Des signaux politiques laissent augurer de la possibilité d’un progrès à la COP 17, dans un monde où la coopération internationale est de plus en plus remise en cause. On peut espérer qu’un regain de soutien politique permette d’accélérer la mise en œuvre des objectifs de protection de la biodiversité convenus à Montréal il y a quatre ans. Une chance petite mais raisonnable, et qui ne doit pas être un accord de façade. Certains pays montrent déjà que protéger la biodiversité est un investissement pour la résilience, la sécurité et la souveraineté. Comment ces avancées – encore trop timides et lentes – ont-elles résonné à Erevan ? Peuvent-elles trouver des traductions concrètes dans des secteurs précis et dans les territoires ? 

Un événement organisé par l’Iddri, avec :Léna Spinazzé, directrice générale adjointeAgnès Hallosserie, directrice du programme biodiversitéJuliette Landry, responsable de recherche, gouvernance internationale de la biodiversitéAvec la participation d’Emmanuelle Bluon, responsable Biodiversité et Finance à Entreprises pour l’Environnement (EPE) ; et avec ORÉE (Organisation pour le renouveau de l’économie par l’environnement) et l’OFB (Office français pour la biodiversité), qui organisent également un debrief de la COP 17 le même jour, 3 novembre, à 17h30 : plus d’informations et inscriptions.

ANGES DE POULPES

À l’occasion de la Journée internationale du poulpe, l’association cannoise Anges de Poulpes annonce le lancement prochain d’OctoSee, une application participative citoyenne permettant de signaler les poulpes.

En Méditerranée, le poulpe commun (Octopus vulgaris) est une espèce en déclin car elle est soumise à de multiples pressions. Le réchauffement de la Méditerranée pourrait notamment affecter sa reproduction et la survie des premiers stades de sa vie. À cela s’ajoute la pression de la pêche et de la chasse sous-marine.

Pour protéger le poulpe, une espèce aux aptitudes cognitives étonnantes, il est nécessaire de mieux le connaître dans son milieu naturel : Comment sa population évolue-t-elle sur notre littoral ? Où trouve-t-on le plus de poulpes ? À quelles périodes ? De quelles tailles ? Quand observe-t-on les accouplements, les pontes et l’apparition des jeunes poulpes ?

C’est pourquoi l’association Anges de Poulpes1 s’est associée au développeur français Nicolas Guillot, fondateur de We Spot Turtles!, une application de science participative consacrée au suivi des tortues marines qui compte déjà des milliers d’utilisateurs et qui a été mise à l’honneur par Google dans sa campagne internationale #WeArePlay2.

En quelques clics, l’utilisateur pourra enregistrer une observation et renseigner plusieurs informations : localisation GPS, taille du poulpe, comportement observé, photographie…Dans une optique de protection des poulpes, seuls l’association et les scientifiques pourront accéder à la carte qui indique les sites fréquentés par les poulpes.« L’expérience acquise avec We Spot Turtles! nous permet aujourd’hui de concevoir un outil participatif simple, accessible et très opérationnel », précise Nicolas Guillot.

Contact presse :

Marie Muzard Présidente – Association Anges de Poulpes
Auteure de Ces Grands Singes qui Nous Dirigent (Albin Michel), Very Bad Buzz (Eyrolles) et Danse avec les Poulpes (Éditions Sous la surface), en vente sur Amazon et à la librairie La Procure et Sport’ev à Nice.
angesdepoulpes@gmail.com📷 https://www.instagram.com/anges_de_poulpes
📞06 07 89 44 39

𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐮𝐱

Le changement climatique se raconte aussi à travers l’information locale. Mais comment évolue la manière de communiquer sur le climat ? Et quels outils et quelles collaborations peuvent aider les journalistes et les médias à mieux le raconter ?
 
𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐮𝐱
𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐝𝐞 𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐢𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐟𝐫𝐚𝐧𝐜̧𝐚𝐢𝐬
Avec le soutien de l’ANSO, nous proposons un webinaire pour confronter les expériences, partager les pratiques et les besoins, et construire de nouvelles opportunités de collaboration entre les médias locaux italiens et français.
Au cœur des échanges :
 📰 la couverture du climat dans les médias locaux
 🤝 les expériences de coopération entre journalistes et rédactions
 🌍 les opportunités de formation et de projets européens
 💬 les besoins, les outils et les perspectives pour l’avenir
 
Un espace d’information et d’échange pour renforcer la coopération transfrontalière.­📅 6 octobre | 17h00
 🎫 Participation gratuite sur inscription
­­Inscription­
PROGRAMME
Forum d’échange entre journalistes italiens et français
17h00 – Introduction par le modérateur Domenico Letizia – Journaliste et responsable de la communication, rédacteur chez envi.info17h05–17h25 – Le traitement du climat dans les médias locauxContexte français
Célie Caraty – Responsable des activités de sensibilisation au niveau national, QuotaClimat
Franck Jaen – Journaliste et documentariste, correspondant pour La Provence
Contexte italien
Luigi Vendola – Journaliste, Eco dalle Città
Daniele Cat Berro – Journaliste spécialisé dans les questions climatiques, Société Météorologique Italienne
17h30–17h40 – Expériences de collaboration entre journalistes et médias
Vittorio Pasteris – Directeur de Quotidiano Piemontese, membre du conseil d’administration d’ANSO
Lyse Mauvais – Journaliste indépendante, Reporterre
17h40–17h45 – Le rôle des organisations professionnellesDominique Martin-Ferrari – Journaliste, Association des Journalistes Environnementaux de la Méditerranée17h45–17h55 – Opportunités de projets et nouvelles collaborationsEmanuela Rosio – Directrice envi.info
Célie Caraty – Responsable des activités de sensibilisation au niveau national, QuotaClimat

18h00 – Conclusions par le modérateur
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COP17 Désertification : l’IRD rappelle l’urgence d’agir collectivement pour la restauration durable des terres

Communiqué de presse | Marseille, le 13 août 2026

À quelques jours du lancement de la COP17 de la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification, qui se tiendra du 17 au 28 août à Oulan Bator (Mongolie), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) publie quatre policy briefs afin de nourrir les négociations et le dialogue sciences — politiques. À travers des travaux menés en Afrique, en Amérique latine et en Asie, les chercheurs de l’IRD mettent en évidence les conditions indispensables pour atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres : adapter les solutions aux réalités des territoires, placer les populations locales au cœur des projets et renforcer les réseaux scientifiques capables de transformer les connaissances en actions. 

De la restauration des terres à la transformation des territoires

Lors de la COP16, en décembre 2024 à Riyad, la France a officiellement été reconnue comme pays affecté par la désertification et la dégradation des terres. Cette reconnaissance rappelle que la désertification ne concerne plus uniquement les régions sèches du Sud : elle constitue aujourd’hui un enjeu mondial, qui menace directement la sécurité alimentaire, les ressources en eau, la biodiversité et les conditions de vie des populations.

Pour atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres, les politiques de restauration doivent donc dépasser la seule mise en œuvre de solutions techniques. Elles doivent tenir compte des dynamiques sociales, économiques et écologiques propres à chaque territoire et associer durablement les populations concernées, les décideurs, les acteurs économiques et la recherche. C’est la condition essentielle pour des politiques de restauration efficaces que met en lumière l’IRD à travers  ses 4 policy briefs.

Créer les conditions favorables aux transitions agroécologiques

« Restaurer les terres agricoles ne consiste pas simplement à promouvoir de nouvelles pratiques : il faut créer les conditions permettant aux acteurs des territoires d’expérimenter, d’apprendre et de construire des solutions adaptées à leurs contextes, en associant politiques publiques, agriculteurs, acteurs économiques, société civile et recherche. » 

Laurent Cournac, directeur de recherche, écologue


Reconnaître la mobilité comme levier d’adaptation et de gestion des écosystèmes

« Dans de nombreuses régions sèches, les mobilités des populations, notamment des peuples autochtones ou pastoraux, constituent des stratégies anciennes d’adaptation aux variations des ressources et aux changements environnementaux. Les restreindre peut fragiliser les équilibres des territoires et accélérer leur dégradation. Il est donc nécessaire de mieux prendre en compte les différentes formes de mobilité et les savoirs qui y sont associés dans les politiques de lutte contre la désertification. »

Edmond Dounias, directeur de recherche, ethnobiologiste


Combiner justice et efficacité : pour des démarches intégrées de restauration des terres

« La restauration des terres peut générer de nouvelles formes d’exclusion lorsqu’elle est conçue sans tenir compte des savoirs et des intérêts des populations locales. Elle doit se concevoir comme un projet de territoire, construit avec ceux qui vivent et travaillent dans ces espaces et non à leur détriment. »

Éric Léonard, directeur de recherche, géographe et socioéconomiste


Renforcer les réseaux de recherche et consolider les synergies entre les Conventions de Rio

« Atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres nécessite de disposer de connaissances comparables, produites dans la durée et partagées entre les pays et les territoires. Les réseaux scientifiques jouent un rôle essentiel pour relier les réalités locales des territoires aux décisions internationales. Les soutenir, c’est donner à la science les moyens de contribuer durablement à l’action collective. »

Oumarou Malam Issa, directeur de recherche, sciences du sol

ImageImageConjoncture touristique En juillet, canicule, incendies et pouvoir d’achat freinent l’activité touristiqueJuillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais observé en France comme en Occitanie. Ce record de chaleur a eu un impact sur la fréquentation touristique et l’activité des professionnels du secteur. Les incendies, qui ont d’abord touché les Pyrénées-Orientales avant l’Aude, le Tarn et l’Hérault en début de mois, conjugués à une baisse du pouvoir d’achat, impacté par le prix des carburants, ont aussi contribué à une baisse de l’activité touristique.En juillet 2026, 41 % des professionnels affichent leur satisfaction concernant la fréquentation touristique, (- 9 points par rapport à juillet 2025). Si les restaurateurs, les acteurs du tourisme culturel et sportif, les exploitants de campings et d’hôtels expriment une inquiétude (> 60 % de déçus) ; les gîtes et locations résistent mieux. Les destinations de montagne tirent plutôt bien leur épingle du jeu avec 54 % des professionnels y estiment la fréquentation supérieure ou équivalente à celle de juillet 2025. « Les visiteurs privilégient désormais les informations en ligne pour planifier leurs sorties au frais. La climatisation et la recherche de fraîcheur sont devenues des critères clés de choix« , confirme cet office de tourisme à la campagne. « L’écho médiatique autour des incendies du début de mois a conduit à de nombreuses annulations et a freiné temporairement les réservations », regrette cet hôtelier basé sur le littoral. « Bien que nos tarifs restent très attractifs et que nous enregistrions de nombreuses réservations de dernière minute, la fréquentation globale et le panier moyen restent modérés », souligne ce gérant de camping sur le littoral.  Globalement, le volume de nuitées touristiques, tous modes d’hébergement confondus, enregistre une variation comprise entre -3 % et -6 % comparativement à juillet 2025 (-8 % pour les hébergements locatifs). Ce repli s’explique principalement par la baisse de la clientèle française ; la fréquentation étrangère demeurant stable en juillet. La clientèle allemande est en progression à l’inverse des touristes néerlandais et britanniques. L’enquête révèle que la baisse est également ressentie chez les clientèles de groupes. A noter que les résidents d’Occitanie demeurent le premier socle de fréquentation de la région, représentant plus d’un cinquième des nuitées françaises en juillet.Alors que le début d’été s’achève sur un bilan nuancé, les acteurs du secteur comptent sur les réservations de dernière minute et entretiennent l’espoir d’un mois d’août plus satisfaisant avec 47 % des professionnels affichant un sentiment « encourageant » pour août (35 % pour septembre). Malgré un léger recul des réservations de nuit par rapport à l’année précédente (-3,6 points), le littoral confirme la solidité de son attractivité grâce à des taux d’occupation qui restent élevés.> La note de conjoncture tourisme de l’agence AD’OCCLe 7 août 2026Contact : presse@agence-adocc.com

COMMUNIQUE IRD

ImageImage  Réchauffement climatique : plus de 70 %
de l’Hexagone touché par le moustique tigre d’ici 2085
Communiqué de presse, le lundi 10 août à MarseilleLe moustique tigre asiatique (Aedes albopictus), vecteur d’arbovirus comme la dengue, le chikungunya et le Zika, s’étend rapidement en Europe. Autrefois vecteur tropical, le moustique tigre devient une menace française : il n’était présent que dans 1 département en 2004, contre 81 en 2025. Mieux anticiper son évolution et sa propagation sur le territoire est une condition nécessaire à la mise en place de stratégies de lutte adaptées. Pour la première fois, des scientifiques de l’IRD, du Cirad et de l’Abdus Salam International Centre for Theoretical Physics (ICTP) publient une étude dans Global Change Biology qui modélise à haute résolution spatiale (environ 8 km) l’impact du réchauffement climatique et des dynamiques démographiques sur l’expansion du moustique tigre en France hexagonale et le risque de transmission de la dengue à l’horizon 2085.Le réchauffement climatique accélère la propagation du moustique tigre partout en EuropeLe moustique tigre asiatique est actuellement présent dans 30 des 45 pays d’Europe (ECDC, 2025). Il progresse vers la Belgique et l’Allemagne, tandis que l’Italie, la France, l’Espagne et la Croatie voient augmenter leur nombre de cas d’arboviroses autochtones (personnes contaminées sur l’Hexagone, en opposition aux « cas importés », qui désignent des personnes contaminées avant de se rendre sur le territoire).
Plusieurs facteurs contribuent à cette propagation rapide : un transport facilité par la mondialisation, et des conditions climatiques plus favorables (des températures plus élevées augmentent la fertilité et l’espérance de vie, et accélèrent le développement des larves). Dans l’étude, les auteurs démontrent que plus de 99 % des changements à venir dans l’aire de répartition du moustique et dans le risque de transmission seront attribuables au changement climatique, tandis que les évolutions démographiques auront un rôle négligeable.Quels scénarios pour 2085 en France ?En s’appuyant sur un modèle mécaniste combinant les données climatiques, démographiques et épidémiologiques, des scientifiques ont étudié pour la première fois l’impact du changement climatique sur la répartition du moustique tigre et sur le risque de transmission de la dengue en France hexagonale jusqu’en 2085, selon deux scénarios : un scénario de fortes pressions (émissions élevées de gaz à effet de serre, forte croissance démographique) et un scénario de pressions médianes (émissions médianes de gaz à effet de serre, stagnation démographique).
D’après ces projections, le moustique tigre et la dengue devraient s’étendre partout sur l’Hexagone d’ici 50 ans sous l’effet du réchauffement climatique, sauf dans les zones de montagnes. Dans le scénario de pressions médianes, 72 % du territoire deviendrait favorable à son implantation ; entre 89 % et 96 % dans le scénario de fortes pressions.
Le risque de transmission autochtone de dengue pourrait concerner 71 à 95 % du territoire, dans le scénario le plus pessimiste. La saison de transmission s’allongerait progressivement, débutant plus tôt au printemps et se prolongeant davantage en automne. On estime même que dans certaines zones des côtes méditerranéennes et basques, le vecteur pourrait devenir actif toute l’année.
Enfin, bien que les villes hébergent davantage de moustiques, les simulations montrent que les zones périurbaines et rurales seront plus vulnérables à la transmission que les grandes villes, car chaque moustique y pique un plus petit nombre de personnes de façon répétée, augmentant le potentiel de propagation.Des informations précieuses pour des stratégies de lutte adaptéesLes données de cette étude guident l’action publique, en particulier les agences régionales de santé (ARS) et les collectivités, en identifiant les principales zones à risque à investir dans la mise en œuvre de mesures de surveillance, de prévention et de contrôle. Celles-ci sont de trois types : sanitaire (stérilisation des moustiques, mise en place de pièges ciblés, développement de vaccins et antiviraux), climatique (intégration des projections dans les plans nationaux, mise à jour des outils de prédiction météo et de surveillance, réduction des émissions de gaz à effets de serre) et de sensibilisation des citoyens aux gestes préventifs (comme l’évacuation régulière des eaux stagnantes, qui peuvent agir comme des gîtes larvaires).Bibliographie : Aedes albopictus and dengue transmission risk in France over the 21st century (Global Change Biology). Contact presse :
Joséfa Balavoine, josefa.balavoine@ird.fr, 06 08 34 41 29 À propos de l’IRDInstitut français de recherche scientifique internationale, l’IRD contribue à renforcer la résilience des sociétés face aux bouleversements globaux. Il est présent dans plus de 50 pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et du Pacifique, ainsi qu’en France hexagonale et dans les Outre-mer.
Ses activités de recherche répondent de manière concrète à des besoins prioritaires : atténuation et adaptation aux changements climatiques, lutte contre la pauvreté et les inégalités, préservation de la biodiversité, accès aux soins, prise en compte des dynamiques sociales. Les questions de recherche sont élaborées avec les acteurs de terrain et les populations locales. Les équipes croisent les regards, les disciplines et les connaissances à travers des partenariats de long terme pour construire des solutions robustes et à fort impact.
L’IRD défend une recherche qui bénéficie au plus grand nombre. Il partage les résultats de ses projets et met la science au service de l’action. Il accompagne ainsi la transformation des sociétés vers des modèles sociaux, économiques et écologiques plus justes et durables.