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G7 : ce qu’il faut retenir du discours de clôture d’Emmanuel Macron
Au dernier jour du sommet international qui s’est tenu à Evian-les-Bains, le chef de l’Etat a évoqué la guerre en Ukraine, l’intelligence artificielle et la personnalité de Donald Trump.
Le MondePublié le 17 juin 2026 à 18h59, modifié le 17 juin 2026 à 20h00
« Un moment d’unité, de discussions de qualité et de vraie coopération entre les dirigeants qui se retrouvaient ici » après des mois de « désaccords ». C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a décrit, mercredi 17 juin, le sommet du groupe des Sept (G7) qui s’est tenu à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), lors de la conférence de presse de clôture. « Ce G7 est objectivement un succès », car il a « permis de nous coordonner de manière très étroite pour répondre aux crises et de travailler aux grands défis de notre temps », a vanté le chef de l’Etat, quelques heures avant la réception de Donald Trump au château de Versailles pour un dîner.
Parmi les sujets les plus abordés, l’Ukraine a occupé une place des plus cruciales et fait l’objet d’une déclaration conjointe, comme le Moyen-Orient et l’Indo-Pacifique. Le président français s’est félicité d’une « remobilisation du G7(…) extrêmement importante » pour accroître la pression sur Moscou. Il a souligné que les sept puissances industrialisées, Etats-Unis inclus, avaient « acté » qu’il n’y avait « pas de volonté sérieuse de la Russie » de négocier et a fait part d’engagement « à accroître les pressions, y compris par un renforcement [des] sanctions ». Sur l’Ukraine, « c’est la première fois que nous avons une telle convergence en G7. Et c’est la première fois que nous portons des conclusions aussi claires », a-t-il estimé.
Au sommet, Donald Trump a adopté une position inattendue en faveur de l’Ukraine. Alors qu’il affirme volontiers être proche du président russe, Vladimir Poutine, il a accepté un échange prolongé et improvisé avec MM. Macron et Zelensky.
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Sur l’IA, le risque d’une « non-coopération entre démocraties »
Autre point saillant, l’intelligence artificielle (IA). Emmanuel Macron a mis en garde contre le risque d’une « non-coopération entre démocraties ». « On doit réussir à mieux réguler [les modèles d’intelligence artificielle les plus avancés] pour éviter qu’ils ne tombent dans les mains de régimes autoritaires ou de gens qui pourraient menacer notre cybersécurité ou nos sociétés », a-t-il dit. Il a assuré la mise en place « de standards communs entre quelques démocraties ».
Vantant une collaboration sur ce sujet, le numérique, plus largement, a fait l’objet d’une bataille entre la France et Washington, juste avant le sommet : Donald Trump a menacé d’imposer 100 % de droits de douane sur le vin français si Paris ne levait pas sa taxe frappant des revenus des grands groupes technologiques, dont Apple, Google ou encore Meta. Les deux pays sont finalement convenus de chercher une solution consensuelle, selon une source diplomatique à l’Agence France-Presse.
La semaine dernière, l’administration Trump a ordonné à Anthropic, fleuron américain de l’IA, de suspendre l’accès à ses modèles les plus puissants pour les ressortissants étrangers.
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« Donald Trump a toujours fait ce à quoi il s’engageait »
Interrogé sur la personnalité de Donald Trump, son homologue français a assuré avoir « toujours eu confiance » en le 47eprésident des Etats-Unis. « Je lui ai toujours dit les choses. Quand nous avons des désaccords, nous les assumons. Mais quand il s’est engagé vis-à-vis de nous, il a toujours fait ce à quoi il s’engageait », a défendu M. Macron qui a réservé un accueil soigné à M. Trump, qui n’apprécie pas ces grandes réunions internationales et avait même quitté prématurément le sommet du G7 au Canada, l’an dernier.
« Si je n’avais pas tenu de manière constante les positions qui ont été les miennes durant les derniers mois, vous pourriez avoir un doute sur les rapports de force. For sure », a répondu le président français, reprenant en anglais cette expression qui était devenue virale après son discours au forum de Davos. Mais « je n’ai jamais été ambigu ni faible, et j’ai toujours été clair dans l’expression de mes désaccords », a-t-il fait valoir, citant le Groenland ou l’Ukraine.
« N’ayons pas honte de ce que nous sommes. Versailles est un instrument diplomatique et un instrument de puissance », a-t-il répondu aux critiques qui lui reprochent d’être trop conciliant avec le président américain.
Le Monde
