JEM se préoccupe de l’avenir de la presse

débat « menaces sur la presse : faut-il s’inquiéter ? »

Dominique Antoni, président du Club de la Presse rappellera que le métier de journaliste répond à des règles précises définies par la charte de Munich, qu’aujourd’hui informationset opinions méritent d’être distinguées. La concentration économique des medias et la puissance du groupe Bolloré menacent-ils la démocratie ?

Henri Frasque présentera le dernier rapport de l’ofalp « Les atteintes à la liberté de presse en France en 2024 »,reviendra sur ces batailles juridiques qui oppressent lesjournalistes, renversent les droits, transforment la liberté d’investigation en « inquisition ».Enfin des journalistes locaux raconteront comment se dessinent les fake news et les ingérences au moment de nos grands choix démocratiques, des municipales aux futures présidentielles.

Sylvie Lemaitre ex-juriste, spécialiste de la corruption, auteur du livre Réduire au silence.

Comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG (Rue de l’échiquier, fin 2025) vient en faisant la promotion de son ouvrage de rencontrer une multitude d’associations « Voir naître, un jour prochain, une marche pour la liberté de la presse et la liberté d’association, où se retrouveraient journalistes, militant·es, juristes, élus et citoyen·nes pour défendre ces piliers essentiels de la démocratie. » C’est son souhait optimiste. Je l’avais rencontré à Cluny dans le cadre d’une réflexion sur l’écologie. Les choses avaient certes bien changé depuis la dernière procédure bâillon (on tue, on réduit au silence avec une amende disproportionnée) tentée à l’encontre du journal  Basta et de moi par ricochet , sur le vol des terres en Afrique par Bolloré. Elle est également intervenue pour l’AJE r https://youtu.be/jen-UJSGUvI ,et pour le mouvement européen ;Sophie Lemaître analyse le phénomène du « lawfare » ou « guerre par le droit », qui vise à faire taire les voix dissidentes des activistes ou des journalistes ».car le droit peut effectivement devenir un instrument pour empêcher celles et ceux qui publient des informations d’intérêt général de s’exprimer. N’oublions pas que les grosses structures, les multinationales, les Bolloré et Cie ont leurs avocats et doivent s’en servir !«  Il y a des raisons de s’inquiéter. En France, nous sommes à deux doigts de basculer. Nous avons déjà des lois qui peuvent être utilisées pour museler journalistes et associations. On assiste à des attaques à l’encontre des magistrats qui ont à juger des affaires de délinquance économique et financière touchant des personnalités politiques de premier plan (le débat sur la condamnation de Nicolas Sarkozy en est un exemple) » rappelle-t-elle.

 

 

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