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Quota de pêche : la Méditerranée gagne du temps, la réforme reste à écrire

Après des mois de discussions tendues, les pêcheurs méditerranéens arrachent un répit majeur. L’accord conclu avec la Commission européenne sur les quotas de pêche 2026 ouvre la voie à une activité maintenue, loin des restrictions initialement envisagées. En Catalogne, l’heure est au soulagement, sans illusion sur les défis à venir.

Sebastià Girard
16/12/2025 11:52

La nouvelle a fait l’effet d’un soulagement massif sur l’ensemble du littoral méditerranéen. Pour l’année 2026, les chalutiers pourront prendre la mer jusqu’à 143 jours, sans qu’aucune mesure environnementale supplémentaire ne s’ajoute au cadre existant. Une avancée considérable, quand on se souvient que la proposition initiale de la Commission européenne ne prévoyait que neuf jours de pêche autorisés. Autant dire une quasi-condamnation pour une grande partie de la flotte.

Ce revirement marque l’aboutissement d’âpres négociations entre Bruxelles, les États membres concernés et les représentants de la profession. Il traduit aussi la reconnaissance d’une réalité économique et sociale souvent mise au second plan : la pêche méditerranéenne structure des territoires entiers, alimente des filières locales et fait vivre des milliers de familles. Réduire l’activité à une poignée de sorties annuelles aurait entraîné des conséquences irréversibles.

Un soulagement salué en Catalogne

En Catalogne, la réaction n’a pas tardé. Le conseiller à l’Agriculture et à la Pêche de la Generalitat a salué publiquement le résultat des discussions, soulignant l’écart spectaculaire entre la proposition initiale et l’accord final. Pour les ports catalans, très dépendants de la pêche au chalut, le maintien d’un nombre de jours en mer compatible avec une activité économique viable constitue une bouffée d’oxygène.

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