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Médailles CNRS 2025 : l’agriculture d’hier et d’aujourd’hui à l’honneur

En 2025, une chercheuse et un chercheur montpelliérains voient la qualité de leurs travaux récompensés par la médaille de bronze du CNRS. Pratiques agricoles médiévales ou actuelles, résilience face aux aléas climatiques, connaissances des campagnes de Méditerranée occidentale sont autant de thèmes de recherche des deux lauréats 2025.

Ces distinctions seront remises à l’ensemble des lauréats lors d’une cérémonie prévue le 16 décembre au CNRS à Montpellier.

Créée en 1954, la médaille de bronze récompense les premiers travaux de chercheurs et de chercheuses spécialistes de leur domaine et encourage la poursuite de recherches bien engagées et déjà fécondes.

En 2025, pour l’Occitanie Est, la médaille de bronze est décernée à Delphine Renard et Jérôme Ros.Chargée de recherche CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive1,

Delphine Renard est écologue des agroécosystèmes et explore les multiples dimensions de la biodiversité cultivée.

Elle étudie à la fois la variété des pratiques agricoles et la diversité biologique des plantes, en fonction de la richesse des valeurs que les agriculteurs leur attribuent. 

À mi-chemin entre sciences écologiques et sciences humaines, ses travaux met en avant le rôle crucial de cette diversité dans la résilience des systèmes agricoles face aux aléas climatiques.

Elle revendique un engagement pour les pays du Sud, qui bien qu’ils comptent 80% des agriculteurs de la planète, voient encore trop peu de recherches se pencher sur des pratiques plus durables et résilientes.

Défendant une approche interdisciplinaire, Delphine Renard tente de relier les savoirs scientifiques aux réalités du terrain.

Chargé de recherche CNRS l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier2,Jérôme Ros explore l’histoire de l’agriculture et des forêts en Méditerranée occidentale (France, Espagne, Maroc) durant le Moyen Âge.

À partir de restes de plantes retrouvés en contexte archéologique, il retrace les cultures pratiquées, les savoirs agricoles et les paysages façonnés par les sociétés anciennes.

Ses recherches dévoilent les plantes consommées, les gestes techniques, comme le battage des céréales, le pressurage des olives, l’irrigation, ou encore l’usage du bois comme ressource.

En croisant archéobotanique, archéométrie et histoire, ses recherches contribuent ainsi à la connaissance des campagnes de Méditerranée occidentale à l’époque médiévale, et éclairent la manière dont les sociétés anciennes ont transformé leur environnement au fil du temps.

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