L’eau bientôt manquante à Téhéran?
La situation hydrique en Iran, notamment à Téhéran, est extrêmement préoccupante. La capitale approche du « Jour Zéro » où il n’y aurait plus du tout d’eau au robinet, pour 14 millions d’habitants. La ville (qui par ailleurs s’affaisse à une vitesse vertigineuse en raison du surpompage des nappes sousterraines) pourrait avoir franchi un point de bascule irréversible. Le Président du pays parle sérieusement de « déménager la capitale », manœuvre hasardeuse qui en tout état de cause, à en croire cet article de The Conversation, ne résoudrait pas le fond du problème.
https://theconversation.com/comment-liran-en-est-arrive-a…
Les causes de ce désastre sont connues : * mauvaise gestion de la ressource par l’agriculture
* corruption (ex. autour de la construction insoutenable de barrages)
* croissance démographique,
* urbanisation, imperméabilisation des sols, déforestation… (des territoires du Nord, à la végétation jadis luxuriante, sous désormais bétonnés et ne rendent donc plus aucun service écosystémique de régulation des cycles de l’eau)
Et le changement climatique n’arrange nullement l’affaire. Extrait de l’article :
« Les précipitations ont été largement inférieures à la normale lors de quatre années hydrologiques depuis 2020. Cela a contribué à une chute marquée du niveau des réservoirs. L’automne 2025 a été le plus chaud et le plus sec enregistré à Téhéran depuis 1979, mettant à l’épreuve la résilience de son système d’approvisionnement en eau.
La ville subit une pression croissante sur des réserves d’eaux souterraines déjà réduites, sans véritable perspective d’amélioration en l’absence de précipitations significatives. La diminution du manteau neigeux et la modification des régimes de pluie rendent plus difficile l’anticipation du volume et du calendrier des apports fluviaux. La hausse des températures aggrave encore la situation en augmentant la demande et en réduisant la quantité d’eau disponible dans les cours d’eau. »
Et on n’est qu’en 2025…
