INFOS

Ils ne sont plus que trois producteurs

« On espère montrer le meilleur pour que dans l’avenir on soit toujours là » : les producteurs de violettes préparent un week-end de fête 

Cueillette de violettes pour la fête de la violette de Tourrettes-sur-Loup qui se tient ce weekend

Écrit parAnne Le Hars

Ils ne sont plus que trois producteurs à faire vivre la violette à Tourrettes-sur-Loup dans les Alpes-Maritimes. Le village doit sa renommée à cette délicate petite fleur parfumée, devenue principale culture sur son territoire à partir des années 1880.

Le saviez-vous ? La violette symbolise la timidité et les amours secrètes. Pourtant, elle sait aussi se mettre sous les projecteurs et jouer les stars sans timidité

On lui fera la fête ! En effet, c’est la petite violette de Tourrettes-sur-Loup qui sera à l’honneur ce week-end. Chaque année depuis 1952 se tient cette fête en son honneur. Alors à quelques jours de ce moment traditionnel, c’est la dernière ligne droite tout doit être cueillis. Tourrettes-sur-Loup reste le seul territoire en France où la production de violettes est l’activité principale, voire unique des horticulteurs.

La violette est cultivée depuis 74 ans dans le village de Tourrettes-sur-Loup dans les Alpes-Maritimes.

Au total 125 000 fleurs soit 5 000 bouquets vont quitter ces serres pour habiller les chars de la fête de la violette à Tourrettes-sur-Loup. Ici on la cultive à la verticale en bio hors sol, pour éviter rongeurs et herbicides.

Jérôme Come, producteur : « On les cultive en hauteur, ce qui nous permet de multiplier les surfaces par quatre. On en met un peu plus dans une serre et en plus on ramasse à toutes les hauteurs, donc on a beaucoup moins mal au dos ! »

Quand ses parents sont arrivés du Pas-de-Calais dans les années 70, ils ont immédiatement succombé à la viola odorata, la variété de violettes qui pousse à Tourrettes-sur-Loup.

À ne pas confondre avec la violette de Toulouse, plus claire et plus étoffée. Aujourd’hui trois générations s’inclinent devant la petite fleur.

C’est le neveu de Jérôme Come qui va prendre le relais : « Depuis tout petit, je suis dans les violettes. Je faisais des tas avec les bouquets quand mes parents ramassaient les violettes. On avait droit d’être dans les serres pendant les vacances. »

Avec la tige, pour les bouquets, sans la tige pour la confiserie. 300 sachets de fleurs cristallisées seront aussi de la fête ce week-end histoire de montrer aux visiteurs que dans la violette rien ne se jette.

Toujours là pour faire vivre la corolle aux cinq pétales, symbole de l’amour discret que les amoureux transis offrent pour déclarer leur flamme en hiver celle dont le premier week-end de mars lance depuis 74 ans le bouquet final de la saison.

En 2010, la commune a également inauguré la Bastide aux Violettes, un musée vivant consacré à cette fleur et au savoir-faire des producteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *