L’UNOC3
De nombreuses questions restent à régler, mais le monde ne pouvait se tourner vers l’océan et en assurer
la protection en un jour. Le pari est en partie gagné : réunions préparatoires et réunion onusienne ont
accumulé leurs lots d’engagements. Aux Etats et enceintes intergouvernementales d’en assurer la mise en
œuvre. L’objectif initial de la conférence visait à évaluer et soutenir la mise en œuvre de l’Objectif de
développement durable 14, et d’accélérer certains dossiers clés. L’océan ne fait plus partie des grands
oubliés. Restent à traduire les paroles en acte puisque l’appel de Nice n’avait rien de contraignant, mais
soixante chefs d’état étaient présents et la participation impressionnante. On s’étonne d’ailleurs de voir le
peu d’intérêt de l’Occitanie face à la mobilisation de PACA. Nous ne devons pas partager la même
Méditerranée !
Par contre si ,sur le plan multilatéral, le protocole BBNJ (traité haute mer) entre en action et qu’une
première COP océan a lieu en 2026, les ingrédients sont dans la corbeille des décisions ; Impossible de
dire : on ne savait pas ; enfin l’océan bien commun de l’humanité peut échapper aux pirates, aux farwest
au Res Nullus. Reste à le vouloir.
Dans un contexte géopolitique complexe, la Troisième Conférence des Conférence des Nations
unies sur l’océan a donné des signaux clairs et positifs de soutien au multilatéralisme et à la
coopération internationale autour des enjeux liés à la protection des mers et des côtes
Vous retrouverez dans https://www.enmetamorphose.com le détail des engagements et voici un
court bilan dressé par l’IDDRI et son groupe d’experts sous la plume de Julien Rochette « Sur le
plan national, plusieurs pays et territoires ont annoncé l’extension de leurs réseaux d’aires marines
protégées (Espagne, Tanzanie, Chili, Portugal, Polynésie française, etc.). D’autres se sont engagés pour une
régulation plus forte des activités humaines, comme la Grande-Bretagne qui a interdit le chalutage de fond
dans 41 de ses aires protégées. La science a également occupé une place centrale, avec le lancement officiel
de la Plateforme International pour la durabilité de l’océan (IPOS), de la mission Neptune, programme
d’exploration scientifique, ou encore de Space4Ocean, coalition destinée à mettre les technologiques spatiales
au service de la surveillance du milieu marin. Le secteur privé s’est également engagé, en particulier dans les
domaines du transport maritime et des ports, du secteur financer et du tourisme durable. Une coalition des villes et régions côtières a par ailleurs été lancée pour répondre aux défis d’adaptation auxquelles elles font face. »
